Propositions

 

« Devant la masse toujours croissante des données, la cartographie offre des possibilités de communiquer synthétiquement et dégager les informations stratégiques utiles aux décideurs. Seulement, comment passer des données brutes à la carte ? »

Pierre Mongin (préface de[Poidevin, 1999])

Cette partie présente l’ensemble de nos propositions. Elles constituent un tout cohérent, c’est‑à‑dire la cartographie sémantique proprement dite.

La première proposition est une méthode pour cartographier un espace informationnel selon nos besoins. Elle repose sur la prise en compte de la sémantique du domaine et sur les retours d’expérience. Nous nommons cette méthode la « cartographie sémantique ».

La seconde proposition est un processus de cartographie sémantique. La cartographie est alors assimilée à un ensemble d’opérations qui permettent de construire une carte d’un espace informationnel brut en passant successivement par un espace informationnel structuré puis un espace informationnel représenté et enfin un espace informationnel visualisé.

Ce processus de cartographie sémantique requiert un certain nombre de modélisations, doit répondre à des critères, et nécessite une architecture pour sa mise en œuvre.

C’est pourquoi, notre troisième proposition est notre formalisme de description dédié à la cartographie sémantique, nommé SNDF (Semantic Network Description Formalism). Ce formalisme permet de décrire d’une part les connaissances du domaine en un ensemble d’entités et de relations, et d’autre part de décrire des propriétés de représentation graphique pour ces entités et ces relations.

La quatrième proposition est la définition de critères pour la cartographie d’espaces informationnels structurés par une ontologie de domaine (comme l’utilisation de techniques « focus+context » avec une géométrie euclidienne) et la spécification de deux nouveaux paradigmes pour explorer un espace informationnel structuré : l’EyeTree et le RadialTree.

La cinquième proposition est un langage de haut niveau pour construire une carte en décrivant le processus de cartographie sémantique, nommé MDL (Map Description Language).

Enfin, la sixième et dernière proposition est une architecture de type système multiagents basée sur une extension du modèle MVC (Model View Controller). Elle permet d’intégrer la cartographie sémantique dans les solutions de gestion de connaissances à l’aide d’un ensemble d’agents logiciels.